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The Pigeon and the Puddle: A Controversial Song

 

11 mai au 17 juillet 2021

 

Z’otz* Collective

 

Nahúm Flores, Erik Jerezano, Ilyana Martínez

 

 

 

Commissaire d’exposition

Gentiane Bélanger

Aperçu

Dans le cadre d’une série vouée à la jeunesse, cette exposition aborde les expériences de déplacement, de transition et de transformation typiques de la réalité immigrante, par l’entremise de dessins collaboratifs, de sculptures et de fresques murales aux accents excentriques et humoristiques.

Z’otz* Collective repose sur la créativité combinée de Nahúm Flores, Erik Jerezano et Ilyana Martínez. Le dessin constitue leur principal mode d’expression par lequel ils se répondent visuellement entre eux ainsi qu’à leur entourage, par voie d’une méthode distribuée. Leurs dessins sont typiquement circulés entre eux, jusqu’à développer des œuvres sans auteur et une esthétique profondément hybridée. Cette approche collaborative sous-tend une compréhension enchevêtrée de la réalité, où le naturel rencontre le surnaturel, la nature humaine glisse vers des formes animales, et le règne biologique se dilate dans le spirituel.

Leur travail puise dans les traditions orales associées à leurs racines latino-américaines. Des scènes et des créatures fantastiques, où sont amalgamés d’anciennes mythologies et des traits culturels de notre présent, racontent des récits de déplacement usant d’un langage esthétique apparenté aux formes d’art préhispaniques. Malgré ces références, l’aspect narratif de leur travail demeure ouvert à l’interprétation du public, invité à projeter sa propre imagination informée sur les récits déployés dans la galerie, agissant comme un quatrième collaborateur essentiel à la vie des œuvres.

Artistes

Z’otz* Collective (Nahúm Flores, Erik Jerezano, Ilyana Martínez) a été formé à Toronto en 2004 par trois artistes d’origine latino-américaine. Le groupe, dont le nom vient de « chauve-souris » en maya, se réunit chaque semaine dans un studio commun pour collaborer sur des œuvres qui intègrent le dessin, la peinture, le collage, la sculpture et l’installation in situ. Il explore ses propres récits ancestraux, peuplés d’êtres mythologiques et de symboles évoluant selon une dynamique tantôt individuelle, tantôt collective.

Z’otz* Collective compte plus de 25 expositions solo et plus de 40 expositions de groupe au Canada, au Mexique, aux États-Unis, en Serbie et en Chine. En 2018, le Musée des beaux-arts de Montréal lui commande une série de sculptures en céramique pour sa collection permanente.

 

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Erik Jerezano est né à Mexico en 1973. Artiste autodidacte, il a exposé dans des galeries et des centres d’artistes autogérés au Canada et au Mexique. Le Conseil des arts de Toronto, le Conseil des arts de l’Ontario et la Fondation Pollock-Krasner lui ont accordé des bourses, et la Banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada possède de ses œuvres. Il a participé au Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul et a collaboré à des projets artistiques communautaires à Mexico, notamment des murales extérieures.

Par les outils et les techniques qu’il emploie, le travail d’Erik peut rappeler la peinture sumi-e (un style de peinture asiatique au pinceau et à l’encre). Son œuvre habite un monde où l’œil est partout trompé, mais gentiment, la naïveté de la plume et la simplicité du papier étant par ailleurs affaires sérieuses. Dans l’œuvre de Jerezano, une réflexivité (souvent) ironique, d’une indescriptible douceur, relie les deux endroits qui l’ont le plus marqué culturellement : Mexico et Toronto.

 

Nahúm Flores est né à Danlí, au Honduras. Il immigre au Canada à l’âge de 17 ans, après avoir vécu au Mexique et aux États-Unis. Titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts (dessin et peinture) de l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario (EADO/OCAD), il obtient des bourses de la Fondation Pollock-Krasner, du Conseil des arts de l’Ontario et du Conseil des arts de Toronto. Ses peintures et ses installations de dessins ont fait l’objet de nombreuses expositions au Canada et en Amérique centrale. En 2006, il était l’un des six artistes gagnants de la Bienal de Artes Visuales de Honduras. Une exposition individuelle de son travail, intitulée The Inheritors, a été présentée au Musée de l’identité nationale à Tegucigalpa, au Honduras, en 2016.

Nahúm a vécu son enfance au Honduras, exposé quotidiennement à un mélange de croyances catholiques et autochtones. Au syncrétisme des traditions honduriennes s’est ajoutée la conscience d’enjeux sociaux et environnementaux, changeant sa perception de la vie. Ses œuvres en techniques mixtes explorent et reflètent ces influences. Traitée intuitivement, la fusion unique du dessin et de la matière permet à Nahúm de donner voix à son subconscient en créant des figures expressives ou des formes amorphes qui trahissent son sens de l’humour.                                                                                                                                          

 

Née à Toronto, Ilyana Martínez a grandi en Pennsylvanie, dans le Wyoming et à Mexico. Elle a complété un baccalauréat en design à l’Université NSCAD, puis une spécialisation en dessin et peinture (avec distinction) à l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario (EADO/OCAD). Elle a aussi étudié l’art et le design en Italie, en Suisse et en Angleterre.

Son travail a été soutenu par la Fondation Pollock-Krasner, le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts de l’Ontario et la Société canadienne de peintres en aquarelle. Elle a participé à des résidences d’artistes en Ohio, en Colombie-Britannique, au Mexique, en Croatie et en Serbie, et a travaillé avec des institutions de renom comme le Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa), le Musée des beaux-arts de l’Ontario (Toronto), le Musée royal Tyrell de paléontologie (Drumheller) et le Museo Nacional de Arte (Mexico).

Inspirée par ce qui l’entoure, Ilyana évoque des lieux faits de lignes, de gestes et de couleurs, où les mondes contrastés de l’urbain et du naturel coexistent et se soutiennent l’un l’autre. Ses dessins et aquarelles sont des cartes environnementales stratifiées : du découvert, du construit et de l’imaginé.