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Parallax-e

17 Janvier – 17 Mars, 2018

Artistes

Jean-Pierre Aubé, Nicolas Baier, Bettina Forget, Laurent Grasso, Rachel SussmanSemiconductor, Julie Tremble 

Vernissage

Mercredi le 17 janvier 2018, de 17 à 19 heures

Commissaire

Gentiane Bélanger

Survol
Afin de célébrer ses vingt ans d’existence, la Galerie d’art Foreman inaugure l’année 2018 avec un projet fédérateur qui fait écho à la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic ainsi qu’aux activités de recherche en astrophysique dans la région. Parallax-e explore l’émergence d’un sublime astronomique nourri par les avancées dans les technologies optiques et numériques, les projections scientifiques et les conventions esthétiques en évolution. Dans son acception la plus étendue, la parallaxe désigne l’influence de l’angle de perception d’un observateur sur l’observation d’un objet. Cette notion, fort utile pour déterminer la distance des étoiles, est avant tout employée dans un cadre physique, notamment en photographie et en astronomie. Le principe de la parallaxe est cependant applicable à une multitude de contextes, pour décrire un effet de perspective dans l’appréhension d’une réalité donnée, qu’elle soit d’ordre physique, empirique, cognitif, affectif ou conceptuel. En philosophie, l’approche préconisée témoigne souvent du principe de la parallaxe, sous la forme d’un « pas de côté » épistémologique qui bouleverse les lieux communs d’interprétation. La parallaxe désigne alors l’art de désaxer le regard afin d’exposer les facettes négligées de notre propre perception, la distorsion qui façonne notre rapport au réel. 

Les artistes regroupés dans Parallax-efont un pas de côté et interrogent la culture visuelle issue des activités en astrophysique en y posant un regard oblique, décalé. Mises en conversation, les œuvres présentées ici soulignent l’interaction entre la technologie, l’esthétique et la politique dans le développement de notre conscience cosmologique. Au cœur de cette exposition, l’imagerie scientifique côtoie des formes populaires, anciennes, symboliques et fantasmées de représentation du cosmos. Avec des clins d’œil adressés au cinéma, à la Renaissance flamande, à la peinture d’histoire et aux modélisations scientifiques, Parallax-e compose un récit complexe et multivalent de notre rapport au monde céleste. 

Artistes
Jean-Pierre Aubé vit et travaille à Montréal. Il détient une maîtrise en arts plastiques de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. À travers sa démarche, l’artiste développe des outils qui lui permettent de capter différents phénomènes naturels utilisés comme matériaux de ses performances et installations. Son travail a été présenté au Canada, au Mexique, en Allemagne, en France, au Danemark, en Angleterre et en Serbie. 

Nicolas Baier sonde les limites indicibles du monde. De l’étrangeté quantique à l’incommensurabilité cosmique, Baier revisite et interprète le matériel de la science avec la poésie visuelle qui lui est propre. Récipiendaire du Prix Louis-Comtois (2015) et du Prix Pierre-Ayot (2000), Nicolas Baier a été retenu pour de nombreux concours d’art public, notamment au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), au McGill Center for Healthau Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal (Pointe-à-Callière), à l’Université Concordia ainsi qu’à l’Université Bishop’s. Son travail a été abondamment présenté au Canada et à l’international, notamment au Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa), au Ryerson Image Center (Toronto), au Centre canadien d’architecture (Montréal), au Musée d’art contemporain de Montréal, au Musée national des beaux-arts du Québec, au Massachusetts Museum of Contemporary Art (MASS MoCA), au Centre culturel canadien à Paris ainsi qu’au Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, à Paris.   

Bettina Forget est artiste visuelle, galeriste, éducatrice en art et chercheuse. Elle vit et travaille à Montréal. Directrice et propriétaire de la Visual Voice Gallery, elle est également la chercheuse Art-Science du programme d’artistes en résidence de l’institut SETI. À ce titre, elle s’intéresse à la transposition d’idées issues de collaborations entre artistes et scientifiques, et explore différents modes de connaissance. Ses œuvres traitent d’astronomie, de science-fiction et de questions féministes. Née en Allemagne, Bettina Forget a étudié au Central Saint Martins College of Art and Design de Londres, en Angleterre, à l’Université Curtin de Perth, en Australie, ainsi qu’à la Nanyang Academy of Fine Arts de Singapour. Elle poursuit actuellement une maîtrise en éducation artistique à l’Université Concordia, à Montréal. Son projet de recherche aborde la recontextualisation de l’art et de la science et la façon dont la « Maker Education » permettrait d’amener les femmes et les filles à s’intéresser aux disciplines STIM. 

 

Laurent Grasso a développé une fascination pour les possibilités visuelles liées à la science de l’énergie électromagnétique, des ondes radio et des phénomènes naturels. L’artiste a reçu le prix Meru Art*Science à Bergame, en Italie, et a été nommé Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres, après avoir obtenu le prix Marcel Duchamp. Son travail a été présenté récemment dans le cadre d’expositions personnelles, notamment : PARAMUSEUM, Palais Fesch, Musée des Beaux-Arts, à Ajaccio (France, 2016); Soleil Noir, Fondation Hermès, à Tokyo (Japon, 2015); Les Oiseaux, Musée de l’Hospice Saint-Roch, à Issoudun (France, 2014); Disasters and MiraclesKunsthaus Baselland, à Muttenz (Suisse, 2013); Uraniborg, au Musée d’art contemporain de Montréal (Canada, 2013) et au Jeu de Paume, à Paris (France, 2012); Portrait of a Young Man, Bass Museum of Art, Miami; The Black Box Laurent GrassoHirshhorn Museum and Sculpture Garden, à Washington, et Nomiya, au Palais de Tokyo, à Paris, en 2011.  

Rachel Sussman a obtenu des bourses Guggenheim, de la NYFA et de la MacDowell Colony, en plus d’avoir prononcé deux conférences TED. Salué par la critique, « The Oldest Living Things in the World », un projet qui s’est déroulé sur une dizaine d’annéescombine l’art, la science et la philosophie sous la forme d’une exposition itinérante et d’un livre classé parmi les succès de librairie du New York Times. En 2014, elle a commencé à travailler sur de nouvelles installations dans lesquelles elle explore plus à fond le temps personnel et le temps cosmique, l’univers, la nature, la philosophie et la beauté. Elle reçoit l’appui du LACMA Lab et travaille aussi avec SpaceX, la NASA et le CERN. Ses nouvelles œuvres sont exposées au MASS MoCA, au New Museum Los Gatos et au Des Moines Art Center. Elle est actuellement artiste en résidence à l’institut SETI. Depuis plus d’une dizaine d’années, ses œuvres sont présentées dans des musées et galeries aux États-Unis, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. 

Semiconductor est un duo d’artistes britanniques composé de Ruth Jarman et Joe Gerhardt. Leurs œuvres utilisent des images en mouvement pour examiner le monde matériel et notre façon de l’appréhender à travers la lentille de la science et de la technologie, en interrogeant la façon dont ces dernières médiatisent notre expérience des choses. Leur approche singulière leur a valu de nombreux prix et des bourses prestigieuses, notamment : le Samsung Art+ Prize 2012 pour les nouveaux médias, une bourse du Smithsonian Artists Research Fellowship, le prix et la résidence d’artistes Collide@CERN ainsi que la bourse Space Sciences de la NASA. Parmi les expositions et projections auxquelles le duo a participé, citons Let There Be Light, Maison des arts électroniques de Bâle (exposition individuelle); Worlds in the Making, FACT, Liverpool (exposition individuelle); Da Vinci: Shaping the FutureArtScience Museum, Singapour; Field Conditions, San Francisco Museum of Modern Art; Earth; Art of a Changing World, Royal Academy of Arts, Londres; ainsi que le Festival international du film de Rotterdam; le Festival du film de New York; le Festival du film de Sundance et l’European Media Art Festival. 

Julie Tremble détient une maîtrise en études cinématographiques de l’Université de Montréal (2005) ainsi qu’un baccalauréat combinant cinéma et philosophie (2000). Son travail a été présenté au Canada, en France, en Indonésie et aux États-Unis, dans des galeries et des centres d’artistes, ainsi que lors de différents festivals, dont le Festival du nouveau cinéma, Images Festival, le Festival des films sur l’art et ARKIPEL International Documentary and Experimental Film Festival. En 2013, elle reçut le prix du CALQ pour la meilleure œuvre d’art et d’expérimentation. Ses vidéos sont distribuées par le Groupe Intervention Vidéo (GIV). Elle réside actuellement à Montréal. 

Événements
Vernissage
Mercredi le 17 janvier de 17 à 19 heures

Les artistes et la commissaire discuteront de leur travail avec les visiteurs à 17h30 le soir de la réception d’ouverture.

Couverture de presse
  • Isabelle Pion, Lumière sur le cosmos, La tribune, 20 janvier 2018. 
  • Jasmine Godbout, Parallax-e: une perception parallèle, Le Collectif, 6 février 2018.
  • Loch Baillie, Foreman Art Gallery presents Parallax-e, the Campus, Vol 17, No 7, 24 janvier 2018, p.1.
  • N/A, Portfolio Parallax-e, Espace, vol. 119, Spring-Summer 2018. 
  • Saroja Coelho, Understanding the immensity of the world we inhabit, CBC Breakaway, 16 janvier 2018
  • Sophie Drouin, Parallax-e, Galerie d’art Foreman, Sherbrooke, Esse webzine, 12 mars 2018.